Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 12:06

Nous prenons la route de Palmyre aujourd’hui : Hama, le Krak des Chevaliers (en français dans le texte !), Homs, puis enfin Palmyre.

 

À Hama, l’intérêt de la ville réside essentiellement dans ses Nourias : il s’agit de grandes roues à eau, installées un peu partout le long de la rivière qui traverse la ville. La ville plairait sûrement à maman : en plus des roues à eau, il y a tout plein d’aqueducs ! La ville possède aussi une vieille ville, qui a été restaurée assez agréablement et d’assez belle manière.

 

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Nous repartons vite : le chauffeur aimerait bien ne pas rentrer trop tard chez lui…

 

En route pour le Krak donc !

 

Mais qu’est-ce donc que le Krak vous demandez-vous ! Et bien il s’agit d’un château fort, utilisé par les croisés. Sur la route pour y accéder, un bon nombre de vendeurs sur le bord de la route, ou plutôt de l’autoroute, avec des paquets pendant au bout de sortes de cannes à pêche. Et après interrogation du chauffeur, ça tombe bien puisqu’il s’agit de poisson ! Outre les poissons sur le bord de la route, quelques campements de bédouins ? nomades ?

La campagne est relativement verte par ici, cultivée, mais tout de même très rocailleuse.

 

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Le Krak des Chevaliers est relativement bien conservé, pas de chevaliers à l'intérieur par contre

On peut aller se promener à peu près partout, même sur le haut des tours, qui ne sont absolument pas protégées par des barrières ! Il n'y a pas non plus de créneaux pour protéger les pauvres soldats des croisades, on se demande un peu comment ils faisaient pour ne pas se faire tirer dessus comme des lapins !

Nous avons pris un guide, mais ça n'en valait finalement pas la peine : "les pierres sont d'origine et bien conservées", "le château est très bien conservé", "nous pouvons ensuite voir cette grande pièce, qui servait de grande pièce" Ok, sur le dernier, j'exagère un peu, mais pas tant que ça non plus !!! "Ici, c'est la prison, pour y mettre les personnes qui ont mal agi", "là, on peut voir les blocs de pierres pour faire des tables pour manger"…

Apres cette visite mémorable, nous reprenons la route pour Homs… où il n'y a rien à faire ou voir !!!

 

Le Routard dit : Homs constitue le cœur de la vallée de l'Oronte. Quand on ne sait pas trop quoi dire sur une ville, on la qualifie de "grand carrefour commercial". Ça tombe bien, c'est un peu le cas de Homs, grande citée industrielle et agitée, 3ème ville de Syrie en termes de population, globalement sans intérêt. {…} Quand aux habitants de Homs, les Syriens aiment s'en moquer au travers de nombreuses histoires humoristiques : "Pourquoi les mariées à Homs ont-elles toujours les pieds dans l'eau ? Pour que les fleurs qu'elles ont sur la tête ne fanent pas !"

 

Le but de notre passage a Homs : prendre le bus  Le chauffeur repart donc à Alep pendant que nous nous dirigeons vers Palmyre.

Les bus sont bien moins confortables qu'en Turquie, et surtout, les jeunes à l'avant du bus étaient très désagréables… Heureusement pour nous, nous étions dans le fond, mais le couple d'occidentaux à leur niveau en a fait les frais…

A la descente du bus a Palmyre (au fait, comment on sait qu'il faut descendre là ???), un peu en dehors de la ville, un vrai-faux chauffeur de taxi nous propose ses services. Comme sa voiture n'est pas un taxi, nous discutons avec le vrai taxi qui vient d'arriver, et qui du coup se fait disputer par le premier !

 

Nous arrivons à l'hôtel et là, c'est le micmac dans les réservations, mais que fait le CICR ?!!! Heureusement, il  lui reste deux chambres ! Il faut dire que les semaines Noël / jour de l'An font partie de la haute saison ici. Nous nous posons donc enfin et prenons un bonne douche bien méritée, après 3 jours sans ! (je sais, c'est dégoutant, mais y'avait pas d'eau chaude a Alep, et il faisait rudement froid dehors !)

 

Avant de dîner, nous décidons d'aller nous promener dans les ruines. A vrai dire, Palmyre, ce sont avant tout les ruines ! La ville ("ville nouvelle") n'a rien d'intéressant pour les touristes, mais pas de vieille maisons à se mettre sous la dent comme à Alep ! Juste des habitations plus ou moins réussies et plus ou moins pauvres.

 

Les ruines sont composées de plusieurs parties : une partie fermée et accessible après achat de billet, les tombes pour lesquelles il faut non seulement un billet acheté à l'avance, mais aussi un moyen de locomotion, et enfin, une partie ouverte et accessible librement. La partie ouverte est assez jolie de nuit. En Egypte, ce genre d'endroits seraient mis en valeur par des "sons et lumières" payants, des guides se proposeraient, mais ici, rien. L'avantage, c'est qu'on visite de nuit à notre rythme et à notre façon. L'inconvénient, c'est que – de nuit comme de jour – aucune explication ne nous est fournie quant a la fonction d'une telle "colonnade".

 

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Apres notre balade nocturne, nous allons manger dans le resto que Nourane et Ahmed nous ont conseillé. Pas trop difficile à trouver : il n'y a qu'une seule rue 1/2 d'hôtels et de restaurants !

Le menu contient plusieurs choix, mais il est en fait quasiment unique, et c’est d’ailleurs l’intérêt de cet endroit : cuisine familiale réputée pour sa soupe de lentilles, son mansouf, ses gâteaux « maison » et ses… crêpes !!! La soupe de lentilles est excellente, servie avec des croûtons locaux (pain local frit) et du citron à ajouter à volonté. Le mansouf est un plat à base de riz : riz et poulet (jusque-là, tout va bien !), petits pois, pistaches, amandes. Le petit « plus » de ce plat, c’est le yaourt que l’on ajoute et qui permet de rendre ce plat moins sec ! Maman, c’est cadeau pour le resto En dessert, malheureusement, pas de gâteau de sa maman, ni de crêpes  juste un gâteau local et du thé à la menthe très très bon !

La personne qui tient ce resto, Mohamed, parle très bien français, mais à la vitesse de la lumière ! Il est très fier de ses 60 livres d’or qu’il « oblige » ses clients à lire à leur arrivée (ça aide à attendre les plats !), puis qu’il nous « resserre » au moment du dessert pour que l’on puisse les remplir, est-ce la bonne technique pour avoir tout plein de commentaires, je ne sais pas trop… On se sent un peu « obligés » d’écrire, ce qui n’est pas des plus agréables…

Bizarrement, il a paru étonné que l’on travaille en Irak, et encore plus qu’une française enseigne l’anglais ! Apparemment, on est vraiment pas censés savoir parler la langue de Shakespeare…

 

Par Mathilde
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