Samedi 31 octobre 2009
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17:04
La veille au soir, alors que nous partions du restaurant, coup de fil d’Amélie du consulat d’Erbil : la visite de l’ambassadeur est annulée… Programme trop chargé ! ça nous arrange à vrai
dire : il nous encourage de loin, c’est mieux que de nous critiquer de près
Et puis nos partenaires locaux
avaient l’air de vouloir se faire un peu mousser avec cette visite (qui était pourtant une petite visite un peu informelle), alors cette annulation tombe à pic !
Cela tombe d’autant plus à pic que nous sommes invités par Mme Talabani à assister à l’inauguration d’un village ( ???) dans l’une des montagnes qui entoure la
ville, ainsi qu’au repas qui suit cette inauguration.
Il s’agit en fait d’un cimetière qui a été rénové, et l’une des tombes, qui est la raison de l’inauguration, est celle de l’un des premiers… bon, à vrai dire, je
n’ai pas compris qui était cette personne, alors je vais pas vous raconter n’importe quoi. D’autant que la raison pour laquelle je n’ai pas compris, est qu’il semble y avoir une controverse sur
l’apport de ce monsieur… En tous cas, Mme Talabani tenait beaucoup à ce que la tombe reste telle qu’elle : avec sa facture d’origine (ça vous rappelle la prison rouge normalement si
vous avez bien lu…) car l’un des responsables du lieu voulait ajouter une pierre tombale.
Le paysage dans la montagne est magnifique dommage qu’on n’ai pas trop le droit d’y aller habituellement. Les Lucas semble malgré tout prévoir d’y revenir pour
faire de la marche. Ce sera sans moi ! (ce n’est pas l’effort qui me fait peur, mais les conditions de sécurité…)
Nous retrouvons le directeur de Kakh TV, et son fils est là, toujours aussi mignon !
À la table où nous nous installons, le hasard fait qu’à ma droite se trouve un kurde vivant au Canada francophone, et qui travaille actuellement dans l’un des
journaux de la ville. Nous discutons donc tous ensemble, il nous pose des questions sur l’école, d’un point de vue personnel car sa femme et son enfant viendront le rejoindre l’année prochaine,
et son fils avait très peur de ne plus pouvoir parler français ! Il est aussi convenu qu’il viendra prochainement faire un papier détaillé pour son journal à l’école.
Le repas est magnifique : riz, poulet, tout y est
Ok, je vous embête… Il y a
en effet du poulet et du riz, mais tellement bon ! Et surtout… Il y a un plat merveilleux, qui est plus ou moins en partage dans tout le bassin méditerranéen, avec des variantes :
« Dolma ». En Grèce, j’avais déjà découvert les « Dolmadès » : feuilles de vignes fourrées avec du riz parfois légèrement épicé, en tous cas toujours magnifique (quand
elles ne sont pas trop sèches). Et là, ce ne sont pas seulement les feuilles de vignes qui sont utilisées : les aubergines, les poivrons, les tomates… Le riz utilisé pour cette garniture
étant aussi servi à part. C’est un riz rond, extrêmement tendre, sans doute grâce à la sauce tomate qui semble être utilisée pour ce plat. J’ai hâte de savoir le faire pour pouvoir en manger plus
souvent !!! Oui bon, peut-être que je tenterai aussi de vous en faire à mon retour, mais faudra prendre des tickets alors
Au retour de ce déjeuner, on est repartis sur la commande pour la maternelle !
Heureusement, ce soir, on est en week-end ! Le rythme est pas évident à prendre, mais je suis sûre qu’on s’y fait : en week-end le jeudi soir, reprise le
dimanche… Meziane ayant eu l’autorisation de m’accueillir pour le week-end, j’avais très vite libéré ma chambre le matin même, histoire d’arrêter de payer l’hôtel…
L’un des deux collègues / colocataires de Meziane est un français, de Toulouse et d’origine Tunisienne, l’un de ses
parents lui a apparemment transmis aussi l’arabe, il a donc la chance de le parler couramment, ce qui aide parfois par ici, mais pas tout le temps. L’autre collègue est soudanais ! Sa
famille est à Khartoum. Souvenirs, souvenirs…
Ce soir ils nous ont proposé d’aller manger dans un resto, on dit oui bien sûr ! Nous atterrissons à l’Alezarh (je ne suis pas sûre de l’orthographe…), dans le
resto grand luxe d’un hôtel non moins luxueux… Les plats semblent un peu chers : 8 000 dinars environ (ce qui fait à peu près 7$...), mais si on y réfléchit bien, c’est autant qu’à l’hôtel
où j’étais, pour une qualité de nourriture et de service bien différente !!!
Après ce magnifique repas, retour au QG, Yanis et Ahmed nous proposent un ping-pong dans l’une des autres maisons du CICR, nous les suivons, mais vu leur niveau de
jeu, pour le moment, on les laisse jouer entre eux…
À demain !