Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 19:26

Ayant malheureusement oublié de prendre des notes depuis mon retour de vacances, il va me falloir résumer un mois complet de vie à Soulaimaniah ! Je sais, vous êtes extrêmement déçus car vous vouliez tous connaître les moindres détails de ma vie, mais c’est comme ça ! 

 

En gros, la partie la plus intéressante se passe à l’école. Notamment, nous avons accueilli notre directeur environ une ou deux semaines après les vacances, et depuis, tout va beaucoup mieux !

On peut enfin parler à quelqu’un qui est réellement responsable, même s’il n’a pas toutes les cartes pour faire ce qu’il veut, voir parfois ce qui serait bon pour les élèves…

 

De mon côté, il m’a demandé d’assurer des cours de maths, ce qui a eu pour effet d’augmenter mon total d’heures de 18 à 27h ! Ce faisant, il a appris que le prof de maths qui travaille 17h est payé bien plus que moi ! Comme en plus les maths ne font pas partie de mon contrat… il a insisté et insisté auprès de ses supérieurs pour que je sois augmentée… résultat… j’ai été augmentée !

Il a même fini par obtenir que je sois payée le samedi, comme tous les autres profs…

 

Résultat, j’ai enfin un salaire digne de ce nom !

 

Ma classe de maths consiste plus dans des cours de remise à niveau qu’autre chose. J’ai démarré avec 5 élèves : Miran, Dia, Papula, Mustafa et Asan.

 

Miran posait problème car il est très en retard sur le reste de la classe, or Charles a une trentaine d’élèves, donc il ne peut pas vraiment s’occuper de lui comme il faudrait.

Dia était aussi en retard, mais surtout, elle ne commençait à travailler que si l’enseignant le lui demandait et lui expliquait personnellement la consigne !

Papula… posait des problèmes liés à son comportement (elle écoute rien du tout !) mais aussi car elle ne sait absolument pas compter, pas même dans sa langue maternelle (cela dit je ne sais toujours pas quelle est sa langue maternelle… Ses parents sont kurdes, elle a grandi en Suède pendant quelques années, et elle parle aussi un peu arabe…)

Mustafa posait avant tout des problèmes de comportement, ce qui l’empêchait semble-t-il de travailler…

Asan est autiste, et ne pouvait donc pas réellement suivre les cours dans une classe aussi chargée !

 

J’avais donc une classe assez difficile à gérer, et la première semaine a été la pire car je n’avais pas encore l’augmentation de salaire et n’étais donc pas « censée » donner ces cours ! Non pas que je ne veuille pas travailler, c’est juste qu’enseigner les maths à tous les « cas » de 5 ou 6 ans de l’école, c’est pas une partie de plaisir !

 

D’autant qu’il est quasiment impossible de s’en tenir au livre, il faut trouver d’autres activités, en particulier pour Asan, mais aussi pour Papula (qui me pose presque plus de problèmes qu’Asan…)

 

Après environ trois semaines ou un mois de cours, Miran, puis Dia ont pu retourner dans la classe de Charles, non sans appréhensions pour Dia, la timide petite fille… Il faut dire que dans ma classe, c’était presque des cours particuliers ! Mais du coup, je n’arrêtais pas ! Ils m’appelaient tous les uns après les autres parce qu’ils finissaient leur page ! Je courrais dans tous les sens !

 

Depuis donc environ un mois, je n’ai plus dans ma classe de maths que Papula, Mustafa et Asan…

 

Je tente depuis plus d’un mois de faire comprendre à Papula à quoi correspondent les sons « one », « two », « three », « four » et « five ». Mais c’est pas gagné ! Elle connaît la « chanson » « one, two, three, four, five, six, seven, height, nine, ten », mais elle ne sait pas à quoi correspondent quelles quantité, ni à quel signe graphique associer quel son et/ou quelle image… Je m’en arrache les cheveux (seulement quand elle n’est pas là bien sûr !)

Asan à côté, connaît tout ça parfaitement ! Je me demande dans un sens si Papula ne ressent pas un peu de jalousie pour lui, car il ne se trompe jamais ! Bien sûr, il faut l’aider pour la consigne, en lui demandant d’exécuter chaque étape successivement, mais au final, c’est bien sûr lui qui donne la réponse, et lorsqu’il est de bonne humeur, la réponse est bonne !

 

À ses débuts à l’école, Asan ne parlait pas, refusait qu’on le touche, fuyait les regards, etc. Depuis que Mustafa est arrivé, il a totalement changé ! Ils jouent ensemble, Mustafa lui prête ses couleurs, ils chantent en classe (même si c’est interdit !) et ils s’entraînent aussi bien sûr pour les bêtises !

Au départ, Asan ne faisait pas attention à ce qui se trouvait sur sa feuille, il ne s’en servait que pour dessiner ses monstres ou gribouiller, le tout uniquement au crayon à papier. Maintenant, non seulement il fait attention aux détails et utilise des couleurs (celles de Mustafa), mais il colorie dans les limites (sans trop dépasser) et ne dessine plus sur ses feuilles !

 

Je ne m’y connais pas spécialement en autisme, mais j’ai l’impression qu’il fait des progrès énormes ! Lorsque je lui donne des feuilles avec des lignes en pointillées à suivre, il le fait parfaitement ! En général, après une heure de cours où Asan me « rend » un travail comme ça, même si Papula confond toujours 3, 4 et 5, ma journée est gagnée !

 

Mustafa est la star de l’école ! Il est plein d’énergie, cours partout (« Mustafa ! no running !!! »), est petit est tout rond, et est trop mignon !!! Il a aussi un cœur gros comme ça : il aide Asan fait des câlins aux profs, et m’appelle à travers toute l’école : « Miss Maaaaaaaaati !!! ») ça en devient presque une blague, tout le monde m’appelle comme ça maintenant !

 

Il y a environ un mois et demi, un événement majeur a eu lieu à Sleymany : l’ouverture d’un cinéma !!!

 

Il s’agit en fait d’un complexe : fast-food, buvette à l’entrée et deux salles de projection. Si tout se passe bien, deux autres salles devraient ouvrir prochainement. Les films sont relativement récents, mais comme on peut tous les trouver au bazar…  ça attire tout de même beaucoup de monde, et il faut parfois réserver, d’autant qu’ici, on choisit ses places, et on paye en fonction. Si l’on veut être assis aux places « V.I.P. », il faut payer un peu plus : 12000 IQD au lieu de 10000 IQD (1€ de différence environ…)

Ils ont aussi un groupe Facebook, sur lequel on peut voter pour le prochain film ! Bienvenue dans le cinéma participatif !!

 

L’autre événement de ces deux mois : ma visite début février avec le consulat français (de passage à Suly) pour Halabja (http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Halabja)

Halabja est la ville où a eu lieu l’attaque chimique la plus meurtrière d’Irak. Nous y sommes allés en pleine tempête de neige, avec heureusement peu de neige sur la route ! Les paysages en dehors de la ville sont toujours aussi beaux, les montagnes toujours aussi incroyables, avec leurs « plis » bizarres ! (si quelqu’un peut me trouver l’explication géologique, je suis preneuse !)

 

Arrivés à Halabja, nous nous sommes rendus au monument commémorant cette attaque et qui a rendu la ville tristement célèbre. Il s’agit d’un grand bâtiment plus ou moins en forme de chapiteaux. Il est circulaire, et est composé d’une entrée et d’au moins quatre salles : à droite de l’entrée se trouve une salle avec des mannequins présentés dans leur quotidien, tels que les gens ont été retrouvés après l’attaque chimique. Des hommes, des femmes, des enfants tombés ça et là dans la rue, sur leur palier, à l’arrière d’un camion tentant de fuir… C’est réellement très réaliste et d’autant plus impressionnant…

De l’autre côté de cette pièce, on accède à la pièce centrale, ronde, et dont les murs sont couverts du nom des victimes de l’attaque. La pièce symbolise la date de l’attaque : au centre, un socle est composé de 16 renforts, ce socle a un diamètre de 3 mètres et la distance qui le sépare du plafond est de 88 mètres. Date de l’attaque : 16 mars 1988 !

 

 

 

De l’autre côté de la pièce, à l’opposé de la première, terminant le cercle, se trouve une galerie de photos prises après le massacre. Il faut vraiment avoir le cœur bien accroché pour le supporter… Les blessures infligées par le gaz sont vraiment impressionnantes : parties du corps brûlées, visages déformés, etc. C’est vraiment terrible, et pas très pédagogique, il faut bien l’avouer. À l’arrière se trouvent des salons et un très joli jardin, totalement empêtré sous la tempête de neige qui s’est mis à faire rage lorsque nous sommes arrivés au monument !

 

Après cette visite, nous sommes allés manger en ville dans un petit resto local très sympa, puis nous sommes allés nous promener en ville dans le souk. Le centre-ville est très sympa, et semble un peu plus accueillant que ce que nous avons à Suly. Est-ce parce qu’il s’agit d’une petite ville ? Est-ce parce que nous nous promenons avec le consul ? qui est – je le rappelle – en chaise… Nous avons d’ailleurs eu cette merveilleuse scène : une voiture s’arrête, un break en fait, à hauteur du consul, et le passager se met à discuter avec le consul (qui a un interprète !). Ce jeune homme est lui aussi en chaise et possède exactement le même modèle que celui du consul !

Après un bain de foule plus ou moins contrôlé (on n’avait plus vraiment accès au consul… il y a avait tellement tellement de monde autour de lui !!!), nous sommes allés un peu plus haut dans la montagne pour la vue, mais au final, on n’a rien pu voir du tout car la tempête de neige qui s’était calmée avait repris de plus belle !!!

 

Pour le reste, il ne s’agit que du business habituel : école, école, école !

 

Nous avons eu deux activités extra-scolaires avec les enfants, le samedi matin : nous avons été une fois au cinéma avec eux, puis une deuxième fois à Pizza Plus, pour voir comment sont faites les pizzas, et bien sûr en manger le résultat !

 

C’était sympa de sortir avec toute l’école ou presque et de partager un moment non scolaire avec tous ces petits monstres !

 

La grande discussion ces derniers jours, c’est les élections qui arrivent : quels jours allons-nous avoir un couvre feu ou pas ? En début de semaine, nous travaillions tous les jours, et après insistance de la part de à peu près tout le monde, nous ne travaillerons que deux jours !

Les élections ont lieu dimanche 7 mars, qui ne sera donc pas travaillé, mais il est aussi interdit de porter une arme, j’ai donc dû – à regret – laisser la mienne à la maison

 

Finalement : emploi du temps au régime sec :

 

Jeudi 4 : demi-journée de cours

Vendredi 5 : couvre-feu

Samedi 6 : couvre-feu

Dimanche 7 : jour des élections, couvre-feu

Lundi 8 : couvre-feu

Mardi 9 : école

Mercredi 10 : école et départ pour Erbil

Jeudi 11 : visite d’Erbil

Vendredi 12 : départ pour la France !!!

 

Par Mathilde
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 19:48

Aujourd’hui, nous sommes la veille des élections. Nous avons droit à un couvre feu total à partir de 21h. la seule possibilité pour circuler en ville : une autorisation du gouvernement ! Après une grasse matinée plus ou moins réussie (mes rideaux sont pour ainsi dire… inutiles… il fait aussi jour dans ma chambre que dehors !!!), John nous rejoins pour déjeuner. Déjeuner très sympa, et qui nous permet de nous « échapper » un peu de ce couvre-feu qui nous maintient au German Village…

Après le déjeuner, nous sommes allés faire un petit tour dans le German Village, histoire de nous dégourdir un peu les jambes ! En faisant le tour des immeubles sur le bas du village, nous avons découvert que la route donnait sur l’extérieur, sans passer par la case « garde » !!! D’où cette question : quelle est l’utilité de l’entrée gardée de l’autre côté ??? Il s’agit en fait du passage des camions de constructions, mais tout de même ! Mauricette, ne t’inquiète pas, il y a des gardes dans le village, donc on est bien surveillés

 

Le soir, nous étions invités chez Shai pour des Dolmas ou « YapXra ». Ils étaient différents de ceux que j’ai pu manger avant : juste des feuilles de vigne avec du riz mixé au yaourt. Pas les meilleures que j’ai jamais mangées, je dois l’avouer, mais vraiment bonnes quand même, surtout si on les mange avec du yaourt !

 

Le soir, une fois rentrée, au moment de me coucher, j’ai ouvert ma fenêtre et écouté la ville… Ces derniers jours, elle résonnait des klaxons, cris et feux d’artifices. Mais ce soir, je n’entends que le bruit de l’énorme générateur du G.V. (non, pas Géant Vert… vous avez d’autres suggestions ?)

Si l’on arrive à faire abstraction de ce vrombissement, la nuit est étonnamment calme (c’est un peu trop beaucoup calme…) le calme avant la tempête à vrai dire. Une fois de plus, les lumières du G.V. me gênent : le ciel est dégagé, je devrais pouvoir voir les étoiles. Les bruits de la nuit me parviennent, les vrais, ceux des animaux : les chauves-souris qui tournoient au-dessus de l’immeuble, les chiens au loin, sans doute un hibou, et peut-être bien quelques réfractaires au couvre-feu au loin sur Salim Street…

Cela dit, la ville est étonnamment calme, même à 1h30 du matin, et ça reste étrange !

 

J’espère juste que l’Irak ne va pas devenir complètement fou demain, et en particulier ici… Les élèves vont sans doute pour la plupart accompagner leurs parents, et ce qui devrait être une bonne opportunité d’apprendre la citoyenneté devient une angoisse…

L’un des mes élèves m’a ainsi dit qu’il irait avec son père dans les rues car il aimait ces manifestations… J’avoue que je serai plus rassurée quand je le reverrai !

 

Le Kurdistan est en général épargné par les violences, mais on n’est bien sûr jamais à l’abris d’un incident. Cela dit rassurez-vous, ici au G.V., nous sommes en sécurité car il n’y a absolument rien de stratégique à toucher ! (j’ai beau être hautement précieuse à vos yeux, je ne le suis pas aux leurs !!! )

 

Nous suivrons tout ça avec attention demain…

 

Bonne nuit !

 

Par Mathilde
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 22:12


Malheureusement pour moi, mes vacances ont commencé par une journée 1/2 à Erbil, la capitale du pays. L'avantage, c'est sûr, c'est que j'ai ainsi la possibilité de visiter la ville, ce qui, vu le prix du trajet et les 3h de routes, n'était pas gagné d'avance…

Mon autre chance, c'est que mes collègues : Hope, Charles et Diana allaient aussi à Erbil pour un week-end, ce qui nous a permis de partager les frais.

Les paysages sur la route sont magnifiques, et grande nouveauté : ils sont tout verts ! La pluie et le soleil sont passés par là… Le printemps arrive !!! La route passe à travers les montagnes, qui me surprennent toujours autant.

 

Arrivés à Erbil, nous déposons mes trois collègues à l'école Sabis, où ils logent pour le week-end. Elle est telle que l'on me l'avait décrite : énorme !!! Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de la visiter, car il me fallait aller rejoindre Amélie et le Docteur Tissot qui m'accueillaient chez eux pour les deux nuits que je passais à Erbil.

 

Après nous être un peu perdus entre les différents "villages" de la ville, nous finissons par trouver le village anglais. Le principe est le même que le village allemand où j'habite, les immeubles en moins, et avec des maisons bien mieux réalisées ou plutôt bien mieux terminées… En plus, toutes les maisons ont un jardin !!! Le luxe quoi !

 

Pour dîner, Amélie et le consul me proposent d'aller dîner au "Speed Center" : complexe qui comprend une piste de kart et un restaurant.

La partie "amusante" de ce dîner a été d'accéder au restaurant qui se trouve au premier étage … sans ascenseur… Jusque là c'est pas trop grave, sauf si vous vous souvenez que le Consul est en chaise…

Du coup, on a rameuté 4 costauds pour le porter jusqu'à l'étage dans l'escalier en colimaçon… vous voulez de l'aventure ? En voilà !!!

 

Le lendemain, Amélie travaillait, j'ai donc été visiter la ville toute seule. Je me suis rendue à la Citadelle, assez jolie mais qui ne vaut pas celle d'Alep ! Par contre, leur musée des tissus à l'intérieur est vraiment pas mal. Juste à côté se trouvent des maisons qu'un institut de recherche français pourrait bien rénover, en association avec Lafarge (présents - je vous le rappelle - à Suly…)

 

J'ai eu la chance d'avoir une conversation très intéressante et très longue avec les deux représentants de l'Institut Français du Proche Orient (http://www.ifporient.org/), qui m'ont expliqué les raisons de leur présence, les forces en présence (les raisons sont bien sûr avant tout politiques !!!) et m'ont montré les aspects intéressants du bâtiment.

C'était vraiment très intéressant ! Gabi, tu veux pas faire ça plus tard ?

 

Après ces rencontres très intéressante, j'ai retrouvé deux français venus en Iraq un peu à l'aventure, tout fraichement arrivés, et encore assez utopistes, malgré leurs précédentes expériences à l'étranger. L'un d'eux est étudiant en sociologie et voulait étudier les populations locales (je ne sais pas plus le sujet exact), l'autre est photographe. Ils gagnent leur vie en écrivant des articles.

 

Vous trouvez tous que je parle beaucoup ? Et bien eux, c'était pire, et en plus en se mettant en avant sans cesse à un point que c'en était franchement dégoûtant...

Je leur ai quand même donné les contacts que j'ai ici, histoire de les aider malgré tout dans la mesure du possible.

 

Le soir, nous sommes sortis sur la base américaine, seul bar où l'on peut danser, mais pour lequel il faut aussi s'inscrire environ 2 jours à l'avance, et pour lequel il faut aussi montrer patte blanche à l'entrée : remettre son passeport, fouille du sac et aux rayons X, plus accompagnant de l'entrée jusqu'au bar...

 

Le bar est un lieu à visiter en sois : on y trouve peu ou prou que des mecs, tous clichés des G.I. de l'armée américaine !!! On y sert de l'alcool (j'allais dit « bien sûr »...), et il y a en effet de la musique, mais pas vraiment du genre que j'adore...

Être sur une piste de danse avec le consul de France est un moment spécial. Tout d'abord parce que le simple fait de pouvoir le connaître est quelque chose d'assez incroyable car il EST quelqu'un d'incroyable, mais aussi car c'était un très bon danseur avant son accident, et que cela a rendu la soirée assez triste de mon point de vue...

J'ai essayé de danser avec lui, mais ce n'est pas facile, car il faut réussir à gérer sa chaise. Amélie y arrive magnifiquement bien à mon sens, certainement avec l'entraînement...

 

Le lendemain matin, nous nous sommes rendus dans la sorte de brocante qu'ils ont à Erbil : une sorte de débarras où les gens se débarrassent réellement de leurs vieilles choses. On peut y faire de bonnes trouvailles, si l'on arrive assez tôt, ce qui n'a pas été notre cas malheureusement

 

Ensuite la matinée / journée s'est enchaînée très vite car mon avion partait quelques petites heures plus tard.

 

Enfin en route pour rentrer au pays !!!

 

L'attente fut longue, mais j'y suis enfin !!!  Ce soir, je dormirais dans mon lit !!!

 

 

Par Mathilde
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