Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 11:00

Deuxième jour d’école… Comme on pouvait s’y attendre, beaucoup moins de pleurs aujourd’hui, les parents sont beaucoup plus calmes qu’hier

 

La matinée se passe sans trop de heurts : dès leur arrivée, nous avons « étiqueté » les enfants avec des étiquettes autocollantes car les tours de cous que nous leur avons fait la veille s’enlèvent trop facilement et l’on se retrouve avec des enfants sans noms, et qui sont incapables (car trop timides) de dire comment ils s’appellent, même si on le leur demande en kurde…

 

Les étiquettes collantes, que nous mettons aussi sur les sacs des enfants, sont donc une bonne solution, afin de savoir au moment du repas à qui est quoi, et qui mange le sandwich, ou plus vraisemblablement les chips, de qui !

 

Grande victoire dès ce deuxième jour : pas trop de repas clandestins avant 11h30 : nous arrivons à empêcher les enfants de piocher dans leurs sacs, uniquement une fois que leurs parents sont partis bien sûr, car lorsque les parents sont là, ce sont eux qui donnent des jus ou du lait parfumé (fraise, chocolat, etc.), voir des chips aux enfants… oui, il est 8h30 ou 9h, et alors ???

De même que la veille, il nous est impossible de manger, d’autant que la venue des architectes qui vont rénover l’école nous prive de Frédéric, pendant que Saleha court après des enfants qui se sont échappés (et avec les travaux, ils le peuvent tout à fait !!!), je suis donc seule avec les 40 maternelles, qui pleurent dans tous les sens, viennent me voir en me regardant droit dans les yeux et me disant tout un tas de choses très intéressantes que je ne comprends absolument pas !!!

 

 

 

 

 

 

 

En ce deuxième jour, nous décidons d’ouvrir le toboggan en plastique que nous avons acheté ici. Imaginez-vous : tous les élèves se sont rués vers ce paquet bizarre que nous amenions… Leïla et moi-même avons donc réussi l’exploit de monter un toboggan en plastique tout en ayant une soixantaine d’enfants autour de nous !!!

Une fois monté, c’est super, mais il faut gérer !!! car ils veulent bien sûr tous y monter, et bien sûr tous en même temps, et pour expliquer à des petits de faire la queue, c’est déjà difficile, mais quand – en plus – ils ne parlent pas français, et que vous ne parlez pas leur langue…. Ben……… c’est un métier quoi !

 

La leçon du jour était donc : apprendre à faire la queue… Il faut savoir qu’ici, l’enfant est roi, surtout pour les familles aisées, or dans cette école, les frais d’inscription étant ce qu’ils sont (2000 $ environ), il y a une bonne partie de l’élite de Souleymanieh ! Nous avons aussi quelques boursiers du gouvernement : des « enfants martyrs » : fils et filles de martyrs à qui le gouvernement à promis de payer les études.

 

L’un de nos phénomènes s’appelle Azo, il a 3 ans, et ce serait très certainement un enfant très gentil, si ses parents osaient lui dire des choses parfois… un mot au hasard… « non »  

 

Nos deux premières journées se résument à ça en fait : courir après Azo : Azo est parti dans les travaux et a terminé dans l’école d’à côté, dont la porte était ouverte, Azo est parti dans la cour, Azo est dans l’herbe où sont entreposés les pots de peinture, Azo est encore dans l’herbe où sont entreposés les pots de peinture, Azo est encore dans l’herbe où sont entreposés les pots de peinture, Azo est encore dans l’herbe où sont entreposés les pots de peinture… Non, vous ne lisez pas double ou triple, c’est juste que dès qu’on ne le regarde pas, il s’y enfuit !!!

 

 

 

 

 

Il passe son temps à nous tester je crois, et moi, bonne poire, je passe mon temps à lui dire « Azo ! Na ! », « na » voulant bien sûr dire « non » en kurde !

 

L’autre mot très utile dans cette école, c’est « [ao] », qui signifie « eau »… je poursuis les enfants dans la cour avec mon gobelet et mes bouteilles d’eau (et oui, le « porteur d’eau », c’est moi !!!), tout en ne lâchant pas Azo, bien sûr !!!

 

Le soir, à nouveau, nous sommes complètement vidés, et nous décidons, au vu des conditions de sécurité, d’hygiène et d’encadrement (il nous manque au moins deux personnes, plus les personnels de ménage et de cantine), de laisser l’école dans l’état où elle est, et de ne pas l’ouvrir le lendemain.

 

Notre principal problème, c’est que nous ne savons pas du tout dans combien de temps nous pourrons rouvrir… Nous convoquons donc les parents pour le lendemain matin, afin de leur expliquer la situation. Malheureusement, l’information est mal passée (ou plutôt a mal été transmise…) : les parents arrivent le lendemain matin avec leurs enfants !!! Réunion de crise dans l’école donc, et nous ne gardons finalement que les onze enfants que les parents n’ont pas pu garder.

 

À 10h, nous avions rendez-vous pour les visas, nous nous y rendons donc, et quatre petites heures et demie plus tard, nous voilà tous en possession d’une magnifique carte de résident, valable un an !!! Bien sûr, pour l'obtenir, il nous a fallu tergiverser pendant une heure à un bureau, puis nous rendre à un autre et discuter à nouveau pendant encore une heure, nous disputer avec un autre, bref... Finalement il a fallu que le Consul général de France à Erbil lui-même parle au responsable du bureau où nous étions, puis au ministre de l'intérieur pour qu'enfin notre visa d'un mois se transforme en carte de résident d'un an !

 

Saleha et Frédéric nous laissent, les enfants et moi, à l’hôtel, après un déjeuner rapide, pour se rendre à l’école où une deuxième réunion est prévue pour les parents qui ne pouvaient pas être présents à 8h.

 

Lorsque Frédéric revient, deuxième bonne nouvelle de la journée : il a signé pour la maison !!! Ils auront les clefs demain, ce qui signifie, que la vie à l’hôtel est enfin terminée !!!

 

 

Fin d'une journée éprouvante, avec le sentiment d'en avoir vécu deux en 24h...

 

Par Mathilde
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 11:04

Aujourd’hui, pas d’école, c’est sûr : les parents ont bien compris que l’école était fermée !!! Par contre, nous nous y rendons tout de même, pour préparer l’inauguration du lendemain.

 

Et la surprise est de taille : le département de l’éducation a mis les petits plats dans les grands : un bataillon de balayeurs pour les abords de l’école,

   

une bétonneuse pour (a priori…) goudronner la rue, un bus entier de vieilles femmes armées de balais pour l’intérieur, un jardinier pour les abords (out les fausses plantes en plastiques des bacs de fleurs de l’entrée !), les peintres pour les derniers coups de pinceaux, et toutes les installations indispensables pour l’arrivée des officiels : rampe d’accès pour le consul qui est en chaise, et d’après ce qui a été annoncé, peinture du couloir des maternelles, où se déroulera le cocktail.

 

Suite à cela, nous allons récupérer les clefs de la maison auprès du propriétaire, qui est un employé local du CICR, j’ai donc vu les bureaux de Meziane avant lui ! 

 

Puis nous nous rendons à la maison, et là, Frédéric se rend compte qu’il l’a mal jugée : la « cuisine » a juste un robinet en inox, mais pas d’eau qui en coule, les toilettes sont simplement un trou dans le sol sans porte pour les protéger, la salle de bain n’en est pas une : un simple tuyau en fer / acier / ??? relié au mur semple devoir servir.

 

Nous nous mettons en route pour aller manger, dans un restaurant qui se trouve face au « german village »,  complexe d’expatriés, sous haute sécurité, un peu en retrais de la ville.

 

Vous aurez compris que cela ne revêt donc aucun charme, mieux vaut – à mon humble avis – vivre dans la ville et se mélanger un peu aux gens que de se cacher derrière de grands murs et donner ainsi l’envie d’être pris pour cible

 

En partant du restaurant, nous voulons aller m’acheter la carte SIM locale après laquelle je cours depuis mon arrivée ! Alors que nous y sommes presque, nous recevons un appel du consul, qui est arrivé à Souly et souhaite nous voir. Nous changeons donc de direction pour nous rendre directement à l’hôtel où nous attends le consul. Ma carte SIM attendra !

 

 

Arrivés à l’hôtel, M. le consul est là, seul devant l’hôtel, attendant que des hommes forts l’aident à monter les quatre marches que son fauteuil l’empêche de franchir pendant que les gardes armés se déploient dans le secteur pour assurer sa sécurité !

 

Nous tenons donc une réunion dans la cafétéria, réunion informelle, mais à laquelle le directeur de l’éducation de Souly nous a rejoint… Je suis obligée de m’absenter à plusieurs reprises de cette réunion, à cause des enfants, afin de ne pas obliger Saleha ou Frédéric à quitter le navire…

 

À 17h30, nos amis kurdes nous quittent pour se préparer pour la réception du soir, et nous continuons pendant ½ heure avec le consul avant de nous dépêcher d’aller à notre tour nous préparer.

 

À 19h, départ en taxi pour rejoindre le « Social Club » où nous attendent les élites de la ville, mais surtout la première dame d’Irak et Mme Danielle Mitterrand !!!

 

Le « social club » (pas « buena  vista » malheureusement !) est un bâtiment très luxueux, servant à accueillir de grandes réceptions, officielles ou non. Les invités faisaient tous partie de l’élite de la ville, plus quelques personnes qui se sont incrustées, notamment notre secrétaire à qui on avait interdit de venir. Elle avait en effet « séché » le matin même le rendez-vous que l’on avait pour préparer l’inauguration, au prétexte (fourni 2h30 après l’heure du rendez-vous) qu’elle était malade.

Mais les médicaments kurdes semblent être particulièrement efficace puisqu’elle était tout à fait remise pour la réception du soir ! Elle avait même eu le temps d’aller chez le coiffeur…

 

Ils sont forts ces kurdes quand même !

 

Impossible de rencontrer tout le monde, et surtout de retenir les noms de toutes les personnes présentes. Je retrouve le directeur de l’institut kurde de Paris, que j’avais rencontré brièvement avant mon départ. Il semble être un ami intime de Mme Mitterrand, ça fait un peu bizarre quand même !

 

J’ai eu la chance de pouvoir parler avec Mme Mitterrand, qui semble être quelqu’un de réellement très ouvert et qui semble avoir une vision du monde et des gens très humaniste. Malheureusement, outre qu’il était tard et qu’elle était donc très fatiguée, il n’est pas réellement possible dans ces conditions de développer des conversations.

À cette table étaient aussi présents la première dame d’Irak, l’ambassadeur d’Irak en France (et bientôt en Italie), et entre autres personnes, l’un des chanteurs les plus connus du pays.

 

Au menu : petites entrées diverses : humus, salade de tomates et poivrons, salade de pommes de terres, salade verte en sauce,… puis un buffet avec du riz, du poulet, du mouton, du riz au poulet, du riz au mouton, du poulet fris, du poulet à la vapeur… euh… « etc. »

Le pain ici est souvent présenté sous forme de galette, c’est vraiment très bon, surtout quand il est frais !

En dessert : petits gâteaux, fruits : raisins blanc et noir, bananes, bananes, et bananes !

 

Nous partons tard ce soir là, Zoltan s’est déjà endormi depuis bien longtemps, et Leïla n’a pas l’air en grande forme, d’ailleurs, moi-même je ne me sens pas très bien non plus

 

Nous allons donc vite nous coucher, car le lendemain nous recevons tout ce beau monde pour inaugurer l’école !

 

Mais avant de nous coucher, nous avons encore un discours à écrire car Mohamed nous a transmis un discours que nous pensions être pour nous, mais qui s’avère être le sien… Or notre directrice ne peut pas parler au nom de la direction de l’éducation kurde. Il voulait en fait que l’on traduise son discours en français… Il est minuit, et nous voilà partis pour la rédaction d’un discours pour le lendemain matin… Ce sera une intervention courte : la totalité de la cérémonie doit durer maximum ¾ d’heure…

 

La nuit va être courte…

 

Par Mathilde
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 11:08

Ce matin c’est un peu la panique : l’inauguration est prévue à 9h30, nous voulons donc arriver environ ¾ d’heure avant, car avec les interlocuteurs que l’on a, mieux vaut prendre des précautions… !

Et nous avons bien fait : première blague de la journée, Mohamed renâcle à laisser Saleha dire un mot (son discours dure finalement 1 minute, plus autant de traduction en kurde). Nous insistons, en essayant de lui expliquer que la directrice de l’école que nous venons inaugurer DOIT dire un petit mot de remerciement !!! Heureusement, le consulat arrive et pousse dans le même sens que nous, Saleha pourra donc bien parler au micro devant la petite dizaine de caméras venues filmer l’événement !

Kurdistan TV, KurdSat, KNN, Kakh TV et d’autres dont j’ai oublié le nom sont présents, sans oublier les photographes !

Pour ce qui est du reste, la première dame arrive, et c’est un spectacle en soi que de voir ces grosses voitures à toute vitesse, les gardes du corps sautant en marche de la première voiture pour se mettre en place et réceptionner leur précieuse cliente.

Mme Mitterrand arrive ensuite, de manière beaucoup moins spectaculaire, mais les gardes du corps sautent tout de même en route, c’est Danielle Mitterrand quand même !

 

À leur arrivée, l’ensemble des jeunes filles venues pour la cérémonie se mettent à chanter en agitant des petits drapeaux kurdes (personne n’avait prévenu le consulat qu’ils devaient apporter des fanions français, et la direction de l’éducation n’en a pas prévu non plus…)


 

 

Tout le monde va s’installer dans la salle de conférence.

Ah oui, la cérémonie des discours ne se déroule pas dans l’école, c’est ça la deuxième blague du jour…

 

Premier discours, celui de la direction de l’éducation, mais problème : puisque nous n’avons pas traduit le discours de Mohamed hier soir, quelqu’un traduit « en direct », dans un français très approximatif… (mais au fait… pourquoi n’ont-ils pas demandé au traducteur du consul ?)

Le représentant du ministre de l’éducation vient ensuite au pupitre et fait un long discours sans pause pour la traduction…

La même personne que précédemment traduit, vous pouvez donc imaginer la catastrophe… De deux choses l’une : soit en kurde c’était vraiment inintéressant (ce qui est possible !), soit… ben… c’était vraiment mal traduit, ou plutôt mal « résumé » car ce monsieur avait pris son temps : 10 minutes d’intervention alors que l’inauguration ne doit en durer que 45, c’est beaucoup quand même !!!

Le ministre ne pouvait pas être présent en personne car il devait signer un document important… à Paris !!! Ce document nous est d’ailleurs destiné car il s’agit de la convention qui nous lie au gouvernement iraquien.


 

Mme Mitterrand vient ensuite, non pas au pupitre, mais à la table où elle peut s’assoire. Son discours, qui semble en grande partie improvisé (elle n’a pas de fiche) est réellement très touchant. Elle reprend l’une des parties du discours de Mohamed qui disait qu’au bout du deuxième jour, l’un des enfants savait déjà compter jusqu’à cinq… Mme Mitterrand a donc dit qu’elle pensait qu’il serait plus intéressant qu’ils sachent dire « je t’aime ». Oui, c’est un peu gnan-gnan, mais dans la suite de son discours, elle a exprimé son envie de voir les peuples échanger sans heurt, dans une compréhension mutuelle, le tout en donnant toute sa place à la nature, et à l’importance de l’environnement.

Et ici, ce n’est pas seulement une question d’actualité (d’ailleurs je ne sais même pas si c’est un sujet ici…), en tous cas, la pollution, ça ils en ont, c’est sûr !!!


Le consul général de France est ensuite venu à son tour, dans un discours plein d’humour et de dérision, accompagné par son fidèle bras droit : son traducteur.

 

Venait ensuite le discours de Saleha, rapide et efficace, aidée par le traducteur du consul.


 

Ensuite, nous partons tous à l’école, pour couper le cordon… Mais là, petit problème : les élites locales veulent tellement être vues (« élites » étant féminin, je suis dans l’obligation de mettre un « e », mais il n’y a que des hommes « bien sûr »…) que Saleha, Frédéric et moi-même sommes relégués derrière… Sur les images, on nous aperçoit vaguement, mais il aurait été de bon ton que Mme la directrice soit présente à ce moment là non ???

 

Nous arrivons ensuite à faire passer Saleha devant, afin qu’elle puisse faire visiter l’école, qui est miraculeusement propre !


Une rampe d’accès entre les grilles d’entrée et la cour de récréation a même été construite (le béton est encore humide !!!)

Une grande bannière bleue est accrochée, avec les logos du gouvernement kurde et de la MLF, mais pas celui de la France… Heureusement que le consul a l’habitude de ce pays où il peut arriver que des fautes d’orthographe se glissent n’importe où, même dans le nom de la « mère du peuple kurde », ainsi qu’ils l’appelent : Mme [Danièle Miterand]. (Mon correcteur d’orthographe étant meilleur en politique et en culture générale que ceux qui ont fait l’affiche pour l’inauguration de l’école d’Erbil, il me dit que j’ai fait une faute !)

Heureusement, je suis du même avis que mon correcteur d’orthographe, et j’ai donc donné le bon nombre de lettres, (et en plus dans le bon ordre ! je suis sympa quand même non ?) pour l’affiche de l’inauguration de l’école. L’honneur est sauf

 

Le buffet est assez parlant : personne pour servir, c’est libre service (on est loin des réceptions Ferrero de l’ambassadeur ) et au programme : des gâteaux et des fruits, avec des bouteilles d’eau et des sodas. Vous voulez quelque chose avec des fruits ? Ben, prenez du Fanta ! Il y a du Pepsi et du Coca aussi si vous voulez, je suis sûre qu’il y a un peu de nature là-dedans : sel, sucre, ça vient des plantes non ? donc c’est bon pour la santé !


Ensuite, c’est séances photo et interviews dans la cour de l’école, et visite informelle avec M. le Consul, ainsi qu’avec la première dame, qui ne sont pas du tout content des locaux mis à notre disposition. Les choses devraient donc évoluer très rapidement !


                  

Mon appareil photo et moi sommes réquisitionnés par le Consul pour prendre tout un tas de gens (et être prise en photo avec eux…)


   

 

  

 

  

 

  

 

Saleha et Frédéric sont interviewés par Kurdistan TV, puis tout cela se termine doucement.

 

Nous sommes invités le soir à Erbil à une réception au Consulat, nous nous apprêtons à rentrer à l’hôtel pour faire nos sacs (le trajet dure 2 à 3 heures, il nous faudra donc passer la nuit là-bas.)

 

MAIS !

 

Car vous l’aurez compris, ici, pour les emplois du temps, il faut être très flexible !

 

À 14h, Saleha descend voir si le taxi promis par Mohamed est arrivé, et reviens bredouille… Nous essayons donc d’appeler Mohamed, mais son portable ne répond pas. Deux heures plus tard (la réception commence à 17h30), nous sommes toujours en train d’essayer d’appeler Mohamed, puis tous les autres contacts que nous avons sur place pour obtenir un taxi…

 

À 15h30, nous décidons d’abandonner car la seule solution que l’on nous propose coûte 150$, sans compter la nuit d’hôtel sur place…

 

Nous sommes tous très déçus, et la fin de la journée ne se déroule pas dans une ambiance folle. Pour moi, c’est une double déception : de ne pas y aller, bien sûr, mais aussi parce que ça aurait été l’occasion de voir Meziane… Aaaaah ! Tient, le voilà lui !

Vous vous demandiez tous où il s’était caché pendant tout ce temps n’est-ce pas ? Et bien il était à Erbil, à remplir des papiers, à participer à des réunions…Dimanche il se rend à nouveau à Amman, pour un dernier briefing, puis il vient à Souleymanieh ! D’ici là, ne me demandez donc plus où il est ! Il ne participe pour le moment pas à mes aventures, mais je vous assure que les siennes sont moins palpitantes que les miennes !

 

Comme nous avons toute l’après-midi devant nous, Frédéric, Leïla et moi-même allons acheter ma carte SIM ! Demain soir, ça fera une semaine que je suis ici, et nous courrons après depuis tout ce temps, et il faut annuler le cocktail chez le Consul pour pouvoir l’acheter !

 

Nous décidons d’aller à pied jusqu’à l’agence, qui s’avère être plus loin que ce que l’on croyait, mais ça fait du bien de marcher dans ce pays de voitures ! Arrivés à la boutique, euh, pardon, à l’immeuble, nous demandons si quelqu’un parle anglais et si nous sommes au bon endroit, on nous répond oui, pour les deux questions, et du coup, ils veulent s’occuper de nous immédiatement. Nous essayons de dire non, mais rien à faire.

 

Malheureusement, le téléphone que j’avais emmené pour y mettre la carte SIM ici, et que je croyais débloqué, ne l’est pas (encore une surprise !). Deuxième étape donc : trouver un téléphone ! Cette quête ne donne rien, nous irons – Inch’Allah – au bazar demain pour en trouver un.

Le soir, rien de particulier : repas rapide, DVD de Peter Pan pour les enfants car demain c’est vendredi, et le vendredi, c’est le premier jour du week-end ! On n’a donc pas école demain ! (blague…)

Comme Frédéric m’a prêté un téléphone, je peux tranquillement appeler Meziane depuis ma chambre, et au dodo !

 

Par Mathilde
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